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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:06

Toujours le bruit des armes, et je vois encore souvent des flammes qui lèchent les murs, et les charniers géants.

Les chevaliers cathares pleurent doucement quand le soir descend, comme un dernier tourment au milieu du tumulte.

 

 

Comme chacun sait, les Cathares étaient composés des Parfaits ou Bonshommes détenteurs des secrets de la Gnose, et de simples croyants, ce qui confère bien au Catharisme l'aspect d'une (ou de plusieurs) véritable religion avec son caractère ésotérique pour la masse, les secrets étant l'apanage exclusif d'un petit nombre, seul moyen d'en conserver la valeur. C'est pourquoi, après une période de grande liberté, le Catharisme dut s'organiser, créer une hiérarchie avec évêques, prêtres et diacres et instituer des cérémonies et un rituel, le tout ayant été mis en place par le Concile de Saint Félix en 1167.

 

Parmi les manifestations connues de ce rituel, nous pouvons citer d'abord le mélioramentum. Sous ce nom étaient désignées les marques de respect et de vénérations rendues matin et soir, ainsi qu'au début et à la fin des réunions, par les croyants à leurs Parfaits. Ils devaient fléchir le genou et dire trois fois : "Bénissez-nous, Pardonnez-nous, Priez Dieu pour moi, pêcheur, qu'il me garde de la méchante mort et me conduise à une bonne fin." En réponse, le Bonhomme leur donnait sa bénédiction. Plus tard, cette marque de vénération reçut le nom d'adoration selon les textes de l'Inquisition qui en font mention comme une preuve accablante contre les suspects. Il existait aussi la salutation qui consistait à prendre le Parfait dans ses bras et à l'embrasser sur le visage.


Ceci tout au moins pour les hommes. Les femmes, en effet, qui ne pouvaient être touchées par un Parfait, en raison, pourrions-nous dire, de leur nature lunaire, baisaient seulement l'évangile tenu par le Parfait ou parfois l'épaule qu'il leur tendait. L'une des principales tâches des ministres de ce culte était de donner aux mourants le consolamentum.


Ce sacrement, le seul reconnu par les Cathares, comprenait l'admission du croyant parmi les Parfaits et une imposition des mains lui assurait ainsi son salut, il fallait qu'il soit conscient, consentant et suffisamment lucide pour réciter le Pater, seule prière admise par les Parfaits. Une autre cérémonie rituelle était le servitium ou apparellamentum. Cette cérémonie mensuelle, d'où était exclu tout profane, comportait une confession rituelle suivie d'un baiser de paix. On trouve souvent aussi mention de la bénédiction par les Parfaits de pains que les croyants emportaient chez eux avec vénération. Le vrai Pur est donc celui qui retrouve le Chemin qui conduit au-delà même du libre arbitre. Le Sage qui possède encore assez de lumière et de force morale pour le guider ici-bas peut donc, "temporairement", utiliser le libre arbitre qui lui reste (cadeau empoisonné du Démon pour la majorité des hommes) afin de se diriger vers le Bien. Mais le but demeure de parvenir à la Perfection, donc au-delà du libre arbitre, pour regagner la sphère du royaume de l'absolue Plénitude. Là encore il semble que ce royaume divin et parfait, et situé au-delà des possibilités du choix et des tentations, doit (malgré la différence des vocabulaires et des images) s'apparenter au Nirvana de certaines écoles bouddhistes.

 

L'état de sainteté des ministres cathares était par contre si flagrant que les populations les appelèrent "Parfaits" "Purs" ou Bons Hommes". Ils vivaient de peu, jeûnaient souvent et pratiquaient tous un métier. Ils assistaient les paysans dans leurs travaux et plusieurs d'entre eux étaient précepteurs, médecins, tisserands, etc. Il est absolument faux qu'ils se soient détournés des sciences de ce monde, sous prétexte que celui-ci était régi par Satan. Ils manifestaient le plus grand intérêt pour l'astronomie, héritage reçu des Chaldéens et des Arabes avec lesquels ils eurent vraisemblablement de fréquents rapports (n'oublions pas que ces derniers ont donné leur nom à la plupart des étoiles, telles Algol, Altaïr, Aldébaran, etc..). Ils cotoyaient aussi les rabbins juifs qui, chassés d'Espagne par la reconquête, commençaient déjà à refluer en Occitanie où régnaient la tolérance.

 

Nous ne disposons plus actuellement que de trois textes cathares : la Cène secrète, Le Livre des deux Principes et le Rituel cathare, qui faisaient vraisemblablement partie d'un ensemble plus vaste destiné, soit à des rituels publics, soit à servir de base à des polémiques ou à des prédications. Dans tous les cas, ces textes constituaient l'esotérisme cathare et non la "doctrine essentielle". La transmission ésotérique s'effectue de bouche à oreille et ce fait ne souffre aucune exception ! Les textes hermétiques sont généralement tenus éloignés des profanes et rédigés d'une manière sibylline tout en présentant plusieurs sens superposés. Parmi eux nous devons peut-être compter le "fameux trésor cathare", évacué de Montségur en mars 1244. Les Parfaits y attachaient certaienement le plus grand prix, puisqu'ils n'acceptèrent de se rendre que lorsqu'ils furent certains de l'avoir mis à l'abri. Précisons que le terme "trésor" désignait au Moyen Age des écrits religieux cathares.

 

"Al cap des set cens ans verdegeo le laurel" "Après sept cents ans reverdit le laurier". Ainsi s'exprimèrent les Troubadours devant les bûchers encore fumants et voici qu'après sept siècles d'oubli un renouveau d'intérêt se manifeste pour le Catharisme.

 

Seuls la Connaissance et l'Esprit, que les Purs transmettaient par leur Verbe, consitituent pour nous des trésors inappréciables. C'est eux que nous nous efforçons de retrouver et cette tâche n'est pas impossible, à une condition cependant : que nous rejetions le jugement du monde façonné par mille idées fausses et lui substituions celui des sanctuaires, en utilisant ce que Paul Le Cour appela si justement : "le fil d'or de la Tradition".

 

Pour les Cathares, la réception du consolamentum équivalait à la transmission par un pur canal d'un germe christique destiné à rendre à l'homme son âme solaire, son âme divine. Parmi tous les écrivains, c'est sans doute Maurice Magre qui, dans la Clef des choses cachées a le plus approché le grand secret des Cathares : "Il y a, nous dit-il, un secret libérateur qui a été transmis depuis le commencement du monde... Ce secret était l'essence de l'enseignement que Jésus avait donné. Joseph d'Arimathie l'avait emporté avec lui à travers le monde, jusqu'aux limites les plus lointaines de l'occidnet..."Etre Parfait n'était qu'un état préparatoire". C'est par le consolamentum qu'on recevait le salut. "L'essence du consolamentum nous est demeurée cachée. On ne connaît que les formules du rite et l'on sait qu'il comportait une réunion d'hommes purifiés. L'apport spirituel, le germe divin, était donné par un Parfait qui le possédait déjà. Il transmettait la vie dont il était le dépositaire. Un baiser était le symbole du don reçu et le baiser circulait entre les croyants qui étaient présents, comme le signe visible du courant d'amour qui passait de l'un à l'autre. "Le consolamentum était par conséquent le vivant réceptacle de ce Germe Céleste et ceci l'obligeait à mener une vie d'une totale pureté. La descente du consolamentum était pour les Cathares une réalité spirituelle et seul un ministre parfaitement pur était capable de communiquer le Feu Transcendant.

 

Nous devinons également, à la lecture de ce texte, que tous les Parfaits n'avaient pas atteint le même degré de réalisation spirituelle et ne possédaient pas forcément le pouvoir de transmettre le consolamentum. De plus, seule une minorité d'entre eux devait avoir accès aux secrets essentiels du Catharisme, ce qui expliquerait les divergences constatées sur le plan de l'enseignement.


Selon les Cathares, l'incarnation christique eut essentiellement une valeur symbolique. L'essentiel de la Mission christique a résidé dans les inscriptions réalisées pour les ères à venir, inscription notamment de la Résurrection du Corps Glorieux, de l'Ascension de l'Adepte, de l'Assomption de la création. Jésus n'a pas oeuvré pour l'ère des Poissons, mais pour des ères futures plus éthérées et notamment pour celle du Verseau.

 

Jésus et ceux qui l'ont entouré ont agit comme autant de symboles..., le symbole est un moule dans lequel la transcendance prend forme, par l'intermédiaire du plan astral... Le Symbolisme constitue le levier majeur utilisé par les Hiérarchies afin d'agir sur notre plan terrestre et de régler les événements et les choses conformément aux décrets divins...

 

La vérité est une arme bien difficile à manier car celui qui la proclame trouve inévitablement en face de lui Satan, qui est aussi le Père du mensonge ! Un Maître peut se reconnaître au fait que ses paroles, tout en étant parfaitement compréhensibles et complètes en elles-mêmes sur le plan matériel, possèdent simultanément des significations transcendantes. Le verbe christique se faisait comprendre du plus pauvre laboureur et renfermait en même temps la sagesse du monde. Nul homme ne pourra jamais découvrir la totalité des richesses contenues dans les évangiles et notamment dans celui de Jean que les Parfaits portaient toujours sur eux. 

 

Les Cathares avaient reconnu cette résonance sur tous les plans du verbe divin. Selon eux, Christe porte l'intégralité du pont "Esprit-Ame-Corps". Cette unité substantielle n'ayant jamais été brisée en lui, il est impeccable.

 

Voilà démontré une fois de plus que les Cathares n'ont pas séparé les plans d'en haut et d'en bas, comme on l'a si souvent prétendu. Nous constatons bien au contraire qu'ils avaient conservé la notion des trois plans affirmés par Saint Paul, tandis que l'Eglise, sur ce point, devenait dualiste en ne retenant plus que le corps et l'âme.

 

Les Parfaits avaient, par-dessus tout, horreur du mensonge. "Les Albigeois, aux âmes surhumaines, ont incarné la puissance d'une sagesse accumulée au cours des siècles, en des civilisations disparues. Ils ont aimé la vérité et l'ont enseignée aux hommes, leur christianisme était celui qui n'a pas d'armes contre la vérité. En constituant leur trésor spirituel, ils ont donné à leur système une base de granit et créé l'Eglise d'Amour, église idéale qui consolait la peine des hommes, et qui élevait les âmes sur les hauteurs où triomphait l'Amour de Dieu !"

 

Selon les Parfaits, la libération des âmes s'effectuait progressivement, au cours des vies successives.  Lorsqu'un croyant voyait s'estomper en lui les désirs terrestres et s'affirmer celui de la libération, il pouvait recevoir le consolamentum.

 

Le degré de spiritualité d'un Cathare se mesurait à l'intensité de son désir, ce mot étant pris dans le sens que devait lui attribuer plus tard Claude de Saint Martin. Plus un homme s'était dégagé de l'emprise du monde, plus il était libre d'aspirer exclusivement à la Lumière.

 

La réincarnation était répandue parmi tous les peuples antiques et constituait un des éléments fondamentaux de toutes les doctrines hermétiques sans exception. Même la bible, qui semble à première vue ne pas la mentionner, y fait maintes allusions. Il n'est donc pas étonnant que les Cathares aient cru en la réincarnation, à l'instar d'un grand nombre de premiers chrétiens et notamment d'Origène, ce génie méconnu. Ils savaient reconnaître dès leur première enfance les réincarnations de grands êtres, comme aujourd'hui encore les Thibétains reconnaissent les Tulkou à des signes particuliers. Ils pensaient que lorsqu'une âme affranchie de tout désir terrestre connaissait sa transition, elle empruntait le "chemin des étoiles", c'est-à-dire qu'elle s'en allait sur des astres aux vibrations plus éthérées que celles de notre planète pour y poursuivre son évolution.

 

En cette région furent accueillis de tous temps ceux qui avaient la mission de veiller sur l'Enseignement. Ces hommes de bonne volonté, des SINCERES, avaient reçu et devaient transmettre, ne fût-ce qu'une parcelle, les Maîtres Mots de l'AMOUR dans le Message révélé, afin que vive pour tous les hommes, la certitude de cet AMOUR dans les valeurs authentiquement humaines jusqu'aux valeurs authentiquement spirituelleset que les hommes, de génération en génération, puissent être chacun transitif de soi à autrui, de soi au prochain. Les Parfaits et leurs Adeptes, les Croyants, étaient donc de ce pays. Ceci voulait dire qu'ils étaient non seulement bénéficiaires mais participants à part entière à cette société occitane avec un sens de l'AMOUR, un sens de l'Humain, dans un rafinnement que les sociétés au-delà de la Loire ne connaissaient pas à cette époque.

 

Qui donc a prodigué à ces hommes du haut et bas Languedoc la Révélation du Message Vivant du Christ ? Rien de nettement probant n'a été dit jusqu'à présent et nul n'a cherché à retrouver sans dépossession des biens dont il faut savoir rester maître et non esclave. Ils se disaient donc "parfaits". Mais le disaient-ils vraiment ou est-ce l'interprétation, l'explication que l'on a donnée et confirmée par la suite ? On ne trouve du reste le mot Cathare que relativement plus tard que leur époque même.

 

Le Temple appelait les Cathares : les "Couronnés d'eux-mêmes". Le groupe d'hommes appelés ainsi, enseignés dans la Vérité, sortis un jour du Temple et ne retrouvant plus la porte, continuèrent leur chemin avec cette certitude admirable que donne la conviction. Ils pensaient que leur connaissance était suffisante et édifiante pour montrer la voie de la libération de l'Esprit et de l'Ame, des chaînes qui les entravent dans ce bas monde. Ils affirmaient, en déduction et en conséquence, que dans "l'apparence du vivant", il y avait une synthèse du vivant et de la possibilité de conversion au bénéfice de l'effort pour atteindre l'image ou l'idée du parfait.

 

Les Cathares, on le sait, se divisaient en Parfaits et en simples croyants. Pour devenir véritablement membre, il fallait passer par la cérémonie de la convenientia, au cours de laquelle le récipiendaire promettait respect et obéissance à la caste supérieure, et se voyait octroyer, en échange la possibilité d'accéder lui-même un jour à celle-ci en solicitant le consolamentum.

 

Les Cathares plaçaient à la base de leur doctrine la pureté, le désintéressement qui sont, nous l'avons vu dans le Monde perdu, à la base de la Tradition primitive. Ils mettaient leurs biens en commun, s'abstenaient de nourriture animale et de boissons fermentées. On sait que le nom d'Albigeois leur fut également donné. Est-ce à dire qu'ils se rattachaient spécialement à l'église cathare d'Albi ? Cela ne paraît guère probable. Une explication nous a été fournie par M. Basiaux ; si catharos signifie "pureté" en grec, en latin, alba veut dire "blanc" et la blancheur est associée à l'idée de pureté. "Alba" a également donné naissance au mot "aube", l'aube n'est-elle pas la première manifestation de cette lumière, objet du culte des Manichéens.

 

La cordelette de lin ou de laine était également portée par les Templiers et les Cathares, elle était une protection pour eux, un "cercle magique". C'est la corde des Franciscains. Elle évoque la cordelière d'Anne de Bretagne et le lac qui figure au nombre des symboles maçonniques.

 

Elle est, avec ses noeuds, un rappel du noeud gordien. Le mot cordon, le même que gordien, et son symbolisme se trouve également dans le nom donné aux insignes des Ordres décernés par les gouvernements. L'on dit : le grand cordon de la légion d'honneur. Ce qui prouve que le symbolisme traditionnel se continue à l'insu même de ceux qui l'utilisent.

 

Les Cathares étaient "tisserands", non pas qu'ils aient touché à l'artisanat du lin et du chanvre, mais aussi parce que "tisser" signifie "prier" en hébreu.

 

Le grand sacrement des Cathares c'était le consolamentum, consistant dans l'imposition des mains. Il se conférait le vendredi saint. On lisait les dix-huit premiers versets du premier chapitre de l'évangile de saint Jean. Dans ses Epures, saint Paul parle souvent de l'imposition des mains et l'on trouve dans les Actes (VIII, 17), cette phrase : "Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint Esprit." Nous avons vu que les Joachimistes s'appuyaient sur le règne du Saint Esprit, le sacrement cathare continuait donc les traditions apostoliques et pauliniennes. Si l'imposition des mains était considérée comme le moyen de transmettre le magnétisme vital, il apparait comme ailleurs que le Manichéisme s'appuyait précisément sur le vitalisme considéré comme la manifestation du Christ solaire.

 

Le consolamentum serait donc la transmission aux ministres cathares, sous l'influence du Saint-Esprit, de la puissance magnétique, de cette énergie christique à laquelle font allusion les Evangiles (Jésus sentait une force qui sortait de lui, Marc, V, 30 ; Luc, VIII, 46, et VI, 19).

 

Cette attitude, qui a revêtu un caractère universel à travers toutes les religions des temps protohistoriques, nous amène à considérer la valeur initiale du Verbe (ou du Logos) qui commande l'entendement de la nature du divin. Comme chacun le sait : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu... Mots à première vue sybillins (comme tant d'autres de même source), parce que retenus et rapportés après qu'on eût escamoté (par ignorance ou incompréhension) le sens de leurs racines profondes... Dans les temples cathares, le Nouveau Testament était ouvert en permanence à cette toute première page du premier des évangélistes. Notons aussi, pour nous le rappeler un peu plus loin, que dans ces mêmes temples brûlaient des flambeaux "symbolisant le baptême du feu".

 

L'Occitanie, enfin, avait réalisé avec huit siècles d'avance la promotion de la femme devenant l'égale de l'homme. Dans le même temps des théologiens catholiques réunis en concile se demandaient gravement si la femme avait une âme.

 

Les populations ne sont pas toujours aptes à discerner la validité d'une doctrine, mais elles se trompent rarement quand il s'agit de choisir entre ceux qui sont sains et ceux qui sont impurs. L'influence des Parfaits ne cessa de croître jusqu'au siège de Montségur et devin déterminante en Occitanie. Or c'est précisément à cette influence que nous attribuons, dans une trèslarge part, le fait qu'aucun sévice ne fut occasionné aux catholiques du Midi jusqu'en 1233. Les Purs prêchaient la tolérance, l'amour universel, le pardon des offenses et interdisaient aux croyants de répondre à la violence par la violence. Seulement, il se produisit, le 20 avril 1233, un événement qui allait progressivement diminuer l'influence modératrice des Parfaits et déchaîner la haine contre l'Eglise romaine.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


 


 

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