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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 19:34

Promotion pour la page "Seurre" :

Seurre, ses origines et son histoire dans ces pages vous retrouverez des extraits d'un livre que j'espère faire éditer afin de promouvoir la commune où je suis née. 

Je ne diffuserai que le premier chapitre gratuitement et le reste sera payant. Ce sera un peu comme si je vendais mon livre en ligne en espérant avoir des lecteurs.

Merci de votre patience

Lire la page "Seurre".

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 17:32

Origines

Il semblerait que Seurre soit occupée dès l'ère néolithique (de 6000 à 2500 av J.C.). Pendant la période gallo-romaine, elle y est désignée sous le nom de Sarrugium : ce mot est formé à partir du nom celte de la Saône (Arr). La conquête romaine impose le latin et au cours des siècles pendant lesquels s'élabore la langue française, le nom de Sarrugium évolue comme le langage. Il mue de Sarrugium en Saurra (1208), Saurr, Saurre (1ère charte de 1245), Sahure (charte de 1278), Seur, pour trouver sa forme définitive Seurre vers le VIème siècle.

La rivière qui borde la ville joue un grand rôle dans sa vie économique et politique. Elle s'appelle Arar au temps de César.  Les romains l'appellent Saguna en 630, mot qui supplante le nom celte. Du latin de l'Empire au français contemporain, le mot saguna apparaît sous diverses formes : Sagona en 653, Sauna en 1218, Saona en 1227, avant de se fixer en celle de Saône que connaissent bien les Seurrois.

 

Des origines au moyen âge

César fait camper son armée à Seurre, au moment d'une sortie des Helvètes avant de rejoindre les premières troupes en Saintonge.

Ceux-ci subissent une défaite et après avoir passé la rivière, se réfugient dans le bois Guildée qui prend le nom de "retire des Deffaits". Dans la plaine rive droite de la Saône, subsistent quelques lieux boisés restes du bois du Deffant ou Deffoy. Après cet exploit, César retire ses légions et fait raser la cité. Mais reconnaissant l'importance de la situation, il y établit un camp pour la commander.

La région connait au Vème siècle les invasions des tribus germaniques, dont celle des Burgondes qui s'y installent.

 

 

De 1245 à la Fronde

Les origines de la ville se confondent avec l'ancienne place forte de Saint-Georges qui appartient à une des branches de la puissante maison de Vienne en Dauphiné.

Il est vraisemblable que Seurre, alors appelée Sahure, n'est longtemps qu'une petite bourgade tournée essentiellement vers le fleuve, et qu'elle ne prend son véritable essor qu'à partir du Xème, voire du XIème siècle, quand les habitants de Saint-Georges viennent se réfugier dans le château construit par les sires de Vienne.

En 1245, Hugues d'Antigny, seigneur de Vienne, sire de Saint-Georges, octroie à la ville sa première charte de franchise. Par ce titre, il octroie l'inviolabilité des bourgeois et règle les successions, la possession des biens, l'élection du maïeur, sa justice seigneuriale, les cens et redevances des maisons, l'ost et la chevauchée, la vente des denrées, son autorité sur les bourgeois avec défense de prétendre au-delà de telles concessions.

Hugues de Vienne, Sire de Pagny, possède Seurre en franc-alleu et en 1266 il prend du duc Huuges IV château, ville et dépendances. En 1278, Philippe de Vienne, son fils aîné, reconnut tenir en fief lige du duc Robert II la ville de Seurre et ses dépendances. Seurre est affranchie la même année. L'appréhension de la voir violée par les seigneurs y fait insérer des clauses d'une infinie précaution. Précédemment en butte aux oppressions d'un régime despotique, les populations affranchies, pour rendre le contrat irrévocable, profitant de la pénurie de leurs seigneurs ruinés par les croisades achètent leurs nouveaux droits et privilèges à prix d'argent. La charte coûte 4 000 livres viennoises, somme considérable pour le temps.

Cette charte est solennellement octroyée et jurée en présence de tous les habitants en l'église paroissiale de Seurre. Le sire Philippe de Vienne, assisté de sa famille, s'y rend avec un cortège important dans lequel figurent en première ligne le duc de Bourgogne, son suzerain, et l'archevêque de Besançon qui compte Seurre parmi les villes de son diocèse. Après le service divin, la charte est lue à haute voix par le bailli en présence du maire et des échevins ; la lecture faite, le sire de Vienne jure sur les Saints Evangiles d'observer fidèlement les choses contenue audit instrument, obligeant lui et ses hoirs à la renonciation formelle de toute contestation pour cause de déception, de lésion, d'erreur et d'ignorance de droit. Robert, duc de Bourgogne et Hughes, archevêque de Besançon, se rendent garants de ce serment et concèdent, en outre, aux gens de Seurre, le droit de voyager librement dans leurs Etats, d'y séjourner sans y être inquiétés, les prenant à l'avenir sous leur protection spéciale. La pancarte est ensuite revêtue des sceaux en cire de Philippe de Vienne, du duc, de l'archevêque, d'Alix de Villars, de l'illustre maison de Thoire, dame de Pouilly sur Saône et mère du sire, d'Agnès de Bourgogne, épouse de Philippe de Vienne et de Huguenin, leur fils aîné.

Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Seurre, confirme les privilèges accordés aux habitants de Seurre en 1341 : exemption des droits de péage du pont et du passage de la Saône ainsi que du péage de Pouilly. La terre reste dans la maison de Vienne jusqu'au XVème siècle, quand Marguerite de Vienne, soeur de Guillaume V la porte par mariage à Rodolphe, marquis de Hochberg.

Seurre s'entoure alors de fortifications. Elles se composent de murs très épais en briques, avec bastions, plateformes, des fossés profonds et autres travaux de défense, excepté du côté de la Saône qui forme une défense naturelle. Avec le château dans lequel plus de vingt villages ont droit de retrait, Seurre devient une véritable place forte.

En 1363, Jean le Bon remet la Bourgogne en apanage à Philippe le Hardi, il s'agit de la rive droite de la Saône, côté Beaune et Dijon. A cette terre, le premier des grands ducs d'Occident adjoint l'autre rive de la Saône, côté Besançon, Dole, Salins, Pontarlier, c'est-à-dire la Comté de Bourgogne que l'on appellera la Franche-Comté. Seurre n'est plus ville frontière. Néanmoins sa situation lui occasionnne bien des vicissitudes. La croissance et l'éclat de la puissance qui s'étend au nord, à l'est du royaume de France ne peut pas laisser les rois de France indifférents. D'autant moins que les Bourguignons s'allient aux Anglais et qu'ils cernent dangereusement le Centre et le sud-est du pays par leurs liens avec les ducs de Savoie et le roi René retiré en Provence.

L'ambition de Charles le Téméraire met le feu au poudres. Tandis qu'il cherche à unir ses provinces flamandes à celles de la Bourgogne, il se laisse entraîner dans une lutte avec les Allemands et les Suisses, ce dont Louis XI profite pour brouiller les cartes de chacun à son propre bénéfice. Seurre est brûlée et ravagée une première fois en 1473. Charles le Téméraire, battu près de Neufchâtel, meurt en 1477, après sa mort, Guillaume de Vaudrey appelé par Marie de Bourgogne, vient occuper la place pour défendre le duché menacé par Louis XI. Mais Charles d'Amboise force les défenses de Seurre qui est incendiée et dévastée. En 1479, la ville ne comprend plus que quarante feux.

Philippe de Hochberg, renforce les fortifications et dote la ville d'une artillerie qui reste en place jusqu'en 1513. La paix demeure en France jusqu'au moment où Charles, petit-fils de Marie de Bourgogne et de l'empereur Maximilien d'Autriche, les Flandres, l'Artois, l'Espagne et des terres en apanage à l'Italie. Les Français qui ont guerroyé en Italie se retrouvent face aux impériaux et à leurs alliés, en France même ou près des frontières. En 1513, Seurre prête son artillerie dans la ville des Etats pour aider sa défense ; quand, en 1525, battu et fait prisonnier de Charles Quint à Pavie, François 1er est emmené en Espagne où il signe le traité de Madrid en 1526. Il abandonne la Bourgogne qu'il reconquiert ensuite, non sans dommage pour les pays où passent les armées. Seurre est du nombre.

François 1er l'honore de sa visite lorsqu'il vient visiter les frontières. Il ordonne la restauration des fortifications : au levant, la grande terrasse, quatre boulevards aux quatre coins, et deux plates-formes, le bastion du Roy et celui de Longueville. Le Roi fait placer des canons, force arquebuses et un orgue de guerre, pièce de quarante-huit calibres à quatre rangs. Pour aider à la défense de la ville, il y établit une garnison.

Quand en 1536 l'ennemi vient assiéger la ville, son général Lannoy, reconnaissant que la ville ne peut se prendre que difficilement, n'insiste pas. Mais, en 1543, de nouveau assiégée par les Impériaux, Seurre est prise. L'église incendiée, flambe en partie. Pour remettre les fortifications en état et en élever d'autres, le duc de Guise, sous Henri II, détruit les restes du château Saint-Georges, la chapelle et le couvent des Augustins noirs. Les années passent, la maison d'Autriche inquiète toujours. A l'invitation de Chabot-Charny, seigneur de Pagny et gouverneur de Bourgogne, Charles IX vient visiter la place de Seurre.

La succession d'Henri III provoque une recrudescence de terreur et de misères à Seurre même. Le parti catholique, les Guise en tête, ne veulent pas d'un roi protestant. Le seigneur de Seurre, Jacques de Nemours et Charles Emmanuel, son fils, sont du parti catholique, du côté des ligueurs. La ville est légitimiste. Un capitaine italien, Guillermi, au service des Guise investit la ville et fait mettre à mort les partisans d'Henri de Béarn, future Henri IV. Ce mercenaire terrorise la population, s'empare des deniers publics, parvient à chasser le commandant de la place. Parti de Saint-Jean de Losne par bateau, avec trois cents hommes, Vaugrenant, huguenot, cherche à délivrer la ville. En vain. Le gouverneur de Saint Jean de Losne essaie à son tour. Nouvel échec. Lui et tous ses gens sont massacrés. Finalement, un lieutenant de Guillermi, le capitaine Tresnard est pris et jugé à Dijon. On le décapite pour intelligence avec l'ennemi. Le 5 février 1595, c'est au tour de Guillermi d'être assassiné. Un bourgeois nommé Monnet le tue à Beaune au cours d'un banquet.

Seurre n'est pas délivrée pour autant. La Perle, autre mercenaire de Guillermi la tenait. Il tue d'un coup d'arquebuse le maire Morandet, et, après lui, sur la place de l'Hôtel de Ville, quinze bourgeois et l'échevin Philibert de Pontoux, soupçonnés de vouloir ouvrir la ville aux troupes du Béarnais. Lorsque Henri IV fut proclamé roi de France en 1596, La Perle capitule. Le roi nomme pour la place de Seurre un mercenaire Italien, Jérôme Roussi, dit "Capitaine la Fortune". Celui-ci passe au service de Mayenne, ligueur et la terreur règne sur Seurre pendant deux autres années. La Fortune pille, rançonne, brûle, menace jusque sous les murs de Beaune et Dijon. Les élus de Bourgogne pensent à ériger des forts à Chamblanc et à Saint-Georges, mais ils jugent moins onéreux de négocier la soumission du réître. Ce qu'ils font pour la somme de 50 000 écus. La Fortune doit les recevoir à Besançon. En fait, faute d'avoir respecté les conditions convenues, le pilleur ne reçoit rien. La Fortune ne se soumet au roi qu'en 1598 après les traités de paix qu'Henri IV signe avec le duc de Mayenne et les Espagnols. Il laisse Seurre, dernier bastion de la Ligue, exsangue, dépeuplée par la peste de 1596 et par la famine.

La libération de Seurre est encore fêtée jusqu'à la Révolution par une procession commémorative appelée "procession de la Fortune".

La paix retrouvée, Henri IV installe une garnison dans la place et se réserve la nomination du commandant. Le premier, Robert de Montbel, seigneur de Chaperon. Un homme affable et juste, rempli de prudence. Il s'emploie à régénérer la ville, à y ramener la prospérité. Il ne peut empêcher la peste de sévir, ni à sa suite, la famine.

Le 14 juin 1609, les Seurrois sont tout excités : la seigneurie est élevée en marquisat au bénéfice du nouveau propriétaire du château. Henri IV éloigne de lui ce personnage qui arrive aux bords de la Saône avec la réputation d'être fort aimé des dames.  Ce nouveau châtelain aurait été l'amant de Gabrielle d'Estrées, avant de la faire connaître au roi. Roger de Saint-Lary de Bellegarde, qui possède la seigneurie de Seurre la fait ériger en marquisat en 1611, puis duché en 1619, s'empresse de témoigner ses faveurs à la ville considérée par lui comme un fief. Et d'abord, il lui impose son nom. Seurre s'appelle Bellegarde. Les magistrats municipaux, objets de tracasseries incessantes, lésés dans leurs prérogatives et leurs droits, ont à en démêler avec la justice du duc.

La lutte contre la maison d'Autriche ne désempare  pas. Le roi y contribue par des subsides aux ennemis de l'empereur ; par des garnisons en des places stratégiques. en 1636, la ville de Seurre est en émoi. Le Gouverneur de la Place, La Motte, part avec cent mousquetaires au secours de Saint-Jean-de-Losne qu'assiège Gallas. Ils prennent une part active à la bataille du bastion Saint-Jean. Tenu en échec, l'ennemi s'éloigne. Le maire de Seurre, Antoine Bretagne, fait néanmoins restaurer les fortifications et les ouvrages de défense. Si l'ennemi revient, ne cherchera-t-il pas à mettre le siège devant cette petite ville frontière ? Le Congrès de Wesphalie (le traité du même nom) le 24 octobre 1648 a un heureux effet sur la Ville. Désormais la Comté de Bourgogne ou Franche-Comté formera un état "tampon" entre la Suisse et la France. Avant que ne soit signée la paix, Seurre loge les ambassadeurs suisses de Berne, Fribourg et Soleure venus offrir leur médiation au prince de Condé.

Le duc de Bellegarde, qui s'est fait complice des intrigues de Gaston d'Orléans, envisage en cas d'insuccès d'accueillir à Seurre le frère du roi. Le complot échoue et le duc est condamné à mort : la ville reprend son nom et le duché s'éteint.

La princesse de Condé, mère du Grand Condé, achète le château de Seurre à la mort du duc de Bellegarde, en 1646, avec l'approbation du prince. Condé verra-t-il la ville prospérer et se réjouir de son nouveau châtelain ? Bien au contraire, c'est en Bourgogne que s'achève la Fronde des princes dont Condé, prince de sang est un des personnages les plus actifs. Du Havre où il est détenu avec son beau-frère, Henri II de Longueville, Condé cherche à gagner à la causes des princes les places demeurées fidèles au roi. C'est ainsi que Roger de Saint Micault vient occuper Seurre. La ville envoie une députation secrète au Parlement de Dijon le priant de lui envoyer un commissaire royaliste ; la garnison ne compte que cinquante hommes faciles à expulser. Le Parlement refuse de se compromettre, malgré la p roposition du conseiller Maillard qui revendique l'honneur de cette mission. Le Parlement demeure ferme. Il ne reçoit aucun ordre royal ni même aucune déclaration contre Condé.

Seurre est investie par Saint-Micault, le comte de Saulx-Tavannes et d'autres encore. La ville est désarmée, les deniers du roi ramassés. Bientôt Seurre se trouva la seule place de Bourgogne au pouvoir du prince. Toutes les autres villes font leur soumission au roi. Pour réduire la rebelle, occupée par une foule de gentilshommes qui préparent la lutte, le cardinal Mazarin décide de venir lui-même en Bourgogne avec le roi Louis XIV, encore enfant. Le duc de Vendôme est chargé de porter le siège devant Seurre.

Louis XIV prend en personne possession de la place, le 20 avril 1653, accompagné de la reine et du cardinal Mazarin. Il fait son entrée dans la ville avec son régiment des gardes. Le maire, Jean Trullard et le comte de Saulx-Tavannes lui présentent les clefs. Les habitants font preuve de dévouement et de fidélité. Mais le jeune âge du souverain, Louis a douze ans, contribue beaucoup à retourner la situation. Seurre accueille le comte de Roncherolles, son nouveau gouverneur, avec l'espoir de connaître la paix. C'est méconnaître son châtelain. Condé humilié échange le gouvernement de Bourgogne contre celui de Guyenne. Le marquis de Boutteville occuple le château de Seurre en son nom. Il sert les intérêts de son prince, certes, mais au grand dam de la ville, des bourgs et des châteaux environnants. Boutteville pille, dévaste, lève des contributions ; il n'épargne ni les  établissements publics ni les magistrats de Seurre qu'il maltraite. Quelques gentilshommes s'associent à ce brigandage, notamment Latour-Ferville, Chintré, Longepierre. Le cardinal Mazarin envoie des troupes au duc d'Epernon, gouverneur de Bourgogne pour qu'il assiège Seurre et mette fin aux exactions des grands.

Le 9 mai 1653, le duc d'Epernon accompagné du marquis d'Uxelles se présente devant Seurre. Il a 4 000 hommes de pied, 600 chevaux et une bonne artillerie. Il juge inutile de faire creuser une circonvallation à l'entour de la ville, car nul ne viendra à son secours. Les eaux sont basses, la plaine de Saône au nord apparaît dégagée ; les bastions de ce côté ne sont toujours pas réparés depuis le dernier siège. Le duc d'Epernon fait faire une tranchée pour la ville de ce côté, précisément vers le bastion de Guise.

La prise de Seurre met fin à la Fronde de Bourgogne. Condé se retire à Stenay (Belgique) avec sa soeur Longueville et Turenne.

Louis XIV ordonne la destruction des fortifications. La ville et son maire Hutet acquièrent leurs emplacements et les matériaux de démolition pour la somme de 6 000 livres le 28 septembre 1658.

Seurre perd son rôle de petite ville militaire mais y gagne plus de tranquilité. Lorsque la Franche-Comté devient Française en 1678, la ville cesse de se trouver aux frontières. Elle voit prospérer le commerce du chanvre, la manufacture de toiles de ménage, de cordages pour la navigation. Le commerce de bois et des briques se développe.

A la fin de 1658,  Louis XIV tient un lit de justice en Bourgogne. Le 5 novembre, il vient jusqu'à Seurre pour s'assurer de la démolition des fortifications. En raison des malheurs dont la ville a pâti pour sa fidélité, le roi octroie 10 000 livres pour fonder l'hôtel Dieu, et bâtir une maison de ville. L'hôpital a été incendié. C'est en fait une maison que les châtelains ont mises à la disposition des Clarisses à charge pour elles d'y soigner les malades et les blessés. Or, furieux d'avoir été tenu en échec à Seurre, Condé reprend son terrain, les ruines qui l'encombrent et le rectorat du couvent, sa propriété. Il donne le tout aux Urusulines, religieuses enseignantes. La ville n'a plus d'hôpital. Sans la libéralité du roi, comment peut-elle faire face à la nécessité d'en assurer les frais ?

En 1683, les déplacements du roi le ramènent en Bourgogne. Il séjourne à Seurre du 8 au 10 juin avec la Reine et le Dauphin, avec Monsieur, duc d'Orléans et la duchesse d'Orléans, avec le duc d'Enghien (dernier de la dynastie des Condé), Louvois et sa suite ordinaire.  Sa majesté revient en août visiter le camp de cavalerie. "Le roi déploie lors des revues qu'il fait des troupes, dans l'une des plus belles prairies de ses Etats, une pompe et une magnificence exceptionnelles."

Déclarée ville ouverte, Seurre ne souffre plus de faits de guerre ni de révoltes jusqu'à la Révolution. Mais la ville a à se plaindre des usurpations de son châtelain. En effet, Jacques Batailhe de Francèze, dernier seigneur de Seurre, comprend dans le dénombrement de ses terres les fossés cavaliers, d'anciens murs de la ville et le terrain du champ de foire, au mépris de l'achat qu'en fait la ville. Il y comprend également le bois du Deffait, 160 arpents, propriété de la ville depuis un temps immémorial. Il fait confirmer ses possessions par un arrêté royal en date du 25 avril 1774, que le Parlement de Dijon enregistre. Cela constitue un vrai déni de justice, quant aux droits de la ville.

 

La Révolution Française

La Révolution entraîne dans la ville son cortège de maux et de violences. La ville retrouve ses droits et libertés. Nobles et religieux sont dépossédés et chassés. Les religieuses soignantes quittent l'hôpital, les prêtres et religieuses enseignantes quittent les maisons d'éducation et d'enseignement où ils élèvent et instruisent les enfants. L'église et la chapelle des Capucins sont transformées en greniers à fourrage, en écuries. A l'église, la "toucheuse d'orgue" accompagne le "ça ira" des révolutionnaires, tandis que, de la chaire, un quidam harangue le peuple entré comme pour une fête. La rue royale, débaptisée devient rue de la République.  Déclarés biens nationaux, les biens du châtelain sont vendus. Les habitants brûlent sur la place de l'hôtel de ville la grande charte de 1278 signe tangible de ce qu'ils revendiquent, à savoir les libertés des citoyens.

 

La période napoléonienne

Pour continuer le récit des évènements militaires qui affectent la ville, la dernière guerre napoléonienne. En 1815, pour achever d'écraser l'empereur, des colonnes de cosaques et d'Autrichiens vont en Champagne en passant par la Bourgogne. Seurre nourrit 45 000 hommes et 20 000 chevaux, donne 148 000 francs à titre de réquisitions. Les troupes la traversent deux fois.

 

Seurre connait encore trois guerres sur son territoire

En 1870, les Français coupent des ponts pour retarder l'avance des allemands. Des troupes en déroute s'arrêtent à Seurre. On aménage des salles de  l'hôpital à la hâte pour recevoir les hommes épuisés et blessés. On crée des ambulances ou postes de secours pour suppléer l'hôpital. C'est ainsi que les soeurs de l'Espérance reçoivent les varioleux. Sur 200 hommes malades ou blessés, 41 sont morts à Seurre et sont enterrés au cimetière de la ville. Le 20 novembre 1870, des éclaireurs prussiens aux ordres du général Werder entrent à Seurre. Ils emmènent à titre de prisonniers, quelques militaires convalescents. Du 10 au 20 février 1871, la ville est occupée, ce qui lui coûte 231 000 francs. D'autre part, les Allemands ont réquisitionné une salle de l'hôpital pour y soigner leurs blessés.

Au cours de la première guerre mondiale, 82 seurrois meurent sur les champs de bataille ou à l'arrière. L'hôpital est affecté au service des blessés pendant toute la durée des hostilités. D'autre part, 30 réfugiés séjournent à Seurre jsuqu'à la fin de la guerre. La ville organise leur accueil et leur réconfort.

Seurre retrouve sa tradition de ville frontière au cours de la dernière guerre. Lorsque l'envahisseur allemand occupe le territoire et le divise en zone interdite, zone occupée et zone libre. La douane ferroviaire entre les zones libre et occupée se trouve à la gare de Seurre (ligne Paris-Rome) et la douane routière (Besançon-Chalon-sur-Saône) à Navilly à l'entrée du pont, du côté de la Villeneuve. La zone interdite est toute proche. Arbois, vieux sol comtois s'y trouve incluse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:53

Quatre ans après, jour pour jour , car il s’agissait du 24 novembre 1868 ; nous étions loin d’imaginer revivre ce cauchemar et pourtant, Georges Armstrong Custer et un nouveau contingent de l’armée vint réveiller brusquement, à l’aube, le village encore endormi de Black Kettle ; celui-ci fut tué ainsi que sa femme alors qu’ils tentaient de fuir sur un cheval et plus d’une centaine de cheyennes. Nous avons encore perdu beaucoup d’enfants et de bons guerriers lors de cette nouvelle hécatombe. Nous avons cependant connu une nouvelle période de répit, cette fois un peu plus longue que les précédentes malgré la faim et les maladies qui parfaisaient la besogne de l’armée.

 

Dès 1874, les prospecteurs,  sous la protection de G. A. Custer, déferlent en grand nombre dans les Black Hills afin d’y trouver de l’or et des terres à occuper et s’y installer et tenter de faire fortune sans se soucier de savoir qu’ils pénètrent sur des territoires sacrés. Un nouveau traité fut violé par ces blancs avides de richesses et de terres volées à nos ancêtres sans aucun remord ni état d’âme, car ils se croient chez eux. C’est sans compter sur nos frères sioux Sitting Bull et Crazy Horse qui viennent nous prêter main forte pour chasser ces blancs de nos terres.

 

En mars 1876, une compagnie du Général de brigade, Crook, à la tête de dix compagnies de cavalerie ainsi que de deux sections d’infanterie est menée contre les Lakotas de Sitting Bull et ses alliés cheyennes, mais doit rapidement cesser en raison de mauvaises conditions climatiques. En mai, une offensive sur trois fronts est menée par les Généraux Terry, Custer et Crook ainsi que le colonel Gibbon en direction de Powder River.

 

A l’insu des Américains, la plus forte concentration  jamais vue d’indiens des plaines se déployait rapidement le long de la Little Big Horn sous la conduite du chaman Sitting Bull et de Crazy Horse, le plus grand chef de guerre Lakota. Le 25 juin, Custer accompagné du Major Reno et du Capitaine Benteen, au total six cents hommes, arrivent sur le grand campement deux jours avant Gibbon et Terry. Là, se trouvent réunis les indiens sioux lakotas, cheyennes et quelques arapahos. Plus de dix mille âmes dont trois cents braves, dans un campement d’environ mille cinq cents tipis sur cinq kilomètres le long de la rivière Big Horn. Le combat n’a duré que très peu de temps mais cette bataille fut à l’origine de la plus déplorable défaite de l’armée américaine face aux indiens. Deux cent soixante cinq américains tués dont tout le détachement de Custer ; soit deux cent huit hommes et cinquante sept dans les rangs de Reno et Benteen. Quand Terry arriva deux jours plus tard, il fit enterrer les cadavres, ou ce qu’il en restait car les squaws les avaient mutilés de la même façon que les soldats avaient achevé et amputé les pauvres cheyennes lors de la tuerie de Sand Creek ; les guerriers ont également prélevé quelques scalps dont celui de G. A. Custer.

 

Au cours des jours suivant la bataille, l’immense rassemblement indien s’éparpilla rapidement. Beaucoup sont retourné dans les réserves tandis que les non signataires de Sitting Bull, Crazy Horse, Dull Knife et Little Wolf restèrent dans le secteur de la Powder River. Mais leur vie d’hommes libres sur le sol américain touchait hélas à sa fin. Crook parvint à soumettre les indiens de la réserve de Red Cloud et quelques autres par une démonstration de force afin de les maintenir à l’intérieur des réserves ; pour cela son arme favorite était le chantage et l’intimidation ainsi que les exécutions sommaires pour servir d’exemple et de menaces envers ceux qui iraient à l’encontre de ses propres lois.

 

A la suite de cette tragédie innomable, les membres du gouvernement furent stupéfaits du comportement de cet officier Custer, qui se proclamait général alors qu’il était simplement le soldat le plus indiscipliné de sa promotion à West Point lors de ses classes en tant que cadet. Cet homme n’a pas hésité à envoyer à l’abattoir tous les braves et jeunes soldats de son régiment à la seule fin de s’attribuer le mérite de la victoire.

 

Crazy Horse et Sitting Bull se séparent pour la survie de leur nation. Crazy Horse choisit d’établir son campement sur les bords de la Powder River tandis que Sitting Bull se dirige plutôt au nord de la Yellowstone afin d’assurer la subsistance des siens. La victoire de ces deux grands chefs s’était transmise dans les contrées encore soumises au contrôle de l’armée. Les indiens des réserves tentaient de venir les rejoindre et entamaient des marches forcées, souvent au péril de leurs vies, tandis que ceux qui n’avaient pas réussi à fuir restaient sous l’emprise militaire.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:46

Nos premiers démêlés avec les blancs ont débuté en 1848 avec l’ouverture de la piste de l’Oregon et la construction des voies de chemin de fer qui passent sur nos terres pour traverser les Etats Unis d’Est en Ouest. Les blancs nous font signer des accords de paix à Fort Laramie mais ont incapables de les respecter, ce qui conduit nos frères rouges à reprendre de plus belle les attaques de trains et les raids contre les convois et les forts. Nous ignorions que c’était le début de la lente et tragique agonie de notre peuple.

 

La découverte de l’or dans les Black Hills dès 1862 fut ce que les blancs appelèrent la ruée vers l’or. N’importe quel prétexte était bon pour nous déposséder de nos richesses. Il était plus important de protéger les nouveaux colons en provenance d’Europe et d’ailleurs que de se préoccuper de notre sort.

 

En 1865, nos guerriers cheyennes aidés par les Sioux et quelques arapahos continuèrent d’attaquer les trains qui menaient aux mines d’or ; ils mirent en déroute plus de 2 000 soldats et cernèrent les forts sans autre but que de défendre leurs intérêts et ceux de leurs nations sioux, cheyennes et arapahos. Quelques mois plus tard, environ 80 hommes du capitaine Fetterman sont tués près de Fort Phil Kearny. Dans le même temps, le général Sheridan décide de faire massacrer tous les troupeaux de bisons qui sont notre principale ressource de vie.  Les blancs n’avaient aucun remord à l’idée de profaner les sépultures érigées sur ces territoires sacrés.

 

Pour nous amadouer et pouvoir nous voler sans scrupules, ils nous contraignent à signer des traités sans nous laisser le temps de les lire, pour pouvoir mieux les ignorer ensuite. Les blancs savaient très bien que leur écriture était inconnue pour notre peuple. Ils nous ont forcés à signer des traités dans leur langue ; ne sachant pas lire la langue des blancs nous étions donc vulnérables et faciles à berner. Ils nous obligeaient à respecter des traités qu’eux-mêmes étaient incapables de tenir car nos signatures n’avaient aucune valeur à leurs yeux. Nous étions seulement considérés comme des sauvages sanguinaires et voleurs alors que ces hommes mettaient tout en œuvre pour nous soumettre.

 

Nous avons connu une paix relative pendant une courte période de quatre années, période pendant laquelle les blancs étaient bien trop préoccupés à se battre entre eux pour des raisons politiques. Ils ont cependant chercher à s’allier les services des indiens pour servir, encore une fois, leurs propres intérêts sans se soucier de nos vies (certains d’entre nous ayant combattu pour les Etats du Nord ou ceux du Sud, ont perdu la vie sur les champs de bataille).

 

Dès 1864, les affrontements avec eux ont repris. Je ne risque pas d’oublier ce matin du 29 novembre. Depuis quelques mois, le gouvernement nous promettait des négociations de paix à Fort Lyon.

 

Nos chefs, Black Kettle et White Antelope sont allés voir le président des Etats Unis ; celui-ci a donné un drapeau américain à Black Kettle et lui a conseillé d’installer son campement à Sand Creek, non sans savoir que l’armée est sans cesse à notre poursuite dans le seul but de nous exterminer, et lui promet sa protection. Bien sûr, Black Kettle lui fait confiance et annonce à tout le peuple cheyenne que nous installons le camp au bord de la Sand Creek.

 

A l’aube de ce jour sinistre, deux femmes ont cru voir des bisons au loin, mais c’est une troupe de cavaliers qui arrive en trombe dans le camp. Les soldats ouvrent le feu sur deux côtés du camp. White Antelope, le cœur brisé de voir une fois de plus les promesses non tenues, se tenait debout devant sa tente, les bras croisés sur sa poitrine ; il commença à entonner son chant de mort, il n’eut malheureusement pas le temps de le terminer, il fut abattu devant son tipi. Les occupants de notre camp au bord de la Sand Creek étaient en majorité des femmes, des enfants et des vieillards mais très peu de guerriers car la grande partie d’entre eux était absente lors du carnage. Black Kettle et quelques autres ripostent autant qu’ils le peuvent pour nous protéger. Quelques femmes sont exécutées au pistolet à bout portant car elles implorent la grâce auprès des soldats pendant que d’autres prennent du plaisir à s’entraîner au tir sur des enfants qui courent entre les tentes. Le comble de l’horreur est accompli par l’un d’eux qui a ouvert le ventre d’une femme enceinte et en a extrait le fœtus qu’il brandit tel un trophée.

 

Les quelques survivants de cet odieux massacre, dirigé par le colonel J. Chivington, tentent de s’enterrer dans le sable pour se cacher. Black Kettle voit sa femme au sol, criblée de balles, il pense qu’il ne peut malheureusement plus rien pour elle ; il se hâte de rejoindre une cachette en attendant la fin de la fusillade.

 

Pendant ce temps, les soldats exécutent leur travail et l’accomplissent tellement bien qu’ils éprouvent un plaisir malsain à achever tous les blessés, même ceux qui n’ont qu’une légère blessure. Le colonel Chivington est décidé à ne laisser aucun survivant dans ce camp ; il même déclaré qu’il fallait tuer les bébés car, ce sont ses propres mots : « il faut abattre les nourrissons car les œufs font les poux ». Cet homme, si nous pouvons encore le définir ainsi, avait comme ambition et seul but de nous exterminer tous. Ce jour-là, il y eu plus de 500 cheyennes massacrés par les troupes de Chivington qui s’enorgueillit de ramener une centaine de scalps indiens à Denver.

 

Le lendemain de cet odieux carnage sans nom, dont le cauchemar a duré deux jours, Black Kettle eu « le bonheur » de retrouver sa femme vivante ; elle avait reçu neuf balles, mais était miraculeusement encore en vie. Elle fut transportée dans la loge du chaman qui entreprit de guérir ses nombreuses blessures.

 

Quelques jours plus tard, les militaires exhibaient avec plaisir les scalps des indiens exécutés à Sand Creek. Chivington se vanta d’avoir exterminé plus de cinq cents cheyennes ce jour-là. Il racontait ses exploits sans oublier de décrire tous les détails macabres. Au début de l’année 1865, certains de nos guerriers absents lors de l’attaque et à qui les faits avaient été rapportés, ont organisé des expéditions de représailles pour venger leurs morts. Un détachement entier établi dans le Colorado fut attaqué et massacré de la même manière que lors de la tuerie de ce matin de novembre 1864 ; la ville entière a été incendiée et des soldats attachés, d’autres trainés derrière des chevaux et torturés à mort en présence de leurs compagnons d’armes retranchés derrière les palissades du fort. Cette victoire des Cheyennes fut un des épisodes les plus violents avant l’attaque de colons implantés sur leurs territoires qui furent exécutés et scalpés.

 

Conscient des tensions de plus en plus importantes entre indiens et blancs, le gouvernement nomma une commission de paix pour négocier avec nos chefs et signer un pacte de plus qui ne serait pas respecté.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:45

Blue Bird, une jeune Cheyenne, nièce de Little Wolf, raconte comment Mc Kenzie anéantit le camp cheyenne à Willow Creek, à l’aube du 25 novembre 1876, tuant 30 cheyennes et s’emparant de sept cents poneys. Elle parle avant tout de son peuple et de l’acharnement de l’armée américaine et du gouvernement à traquer les indiens pour les réduire à la famine et les contraindre à se rendre dans des réserves là où ils n’auront plus aucune liberté de chasser et de célébrer leurs esprits.

 

Voici donc le tragique destin de tout un peuple raconté par Blue Bird :

 

Nous, les Cheyennes vivions à l’origine dans le Minnesota puis nous avons émigré au XVIIIe siècle dans l’est pour nous installer au bord de la Cheyenne River dans le Dakota du Nord.

 

A cette période, nous vivons de la chasse, de la pêche, les femmes de la tribu sont responsables du tannage des peaux qui serviront de vêtements ou de couvertures. Notre alimentation, basée essentiellement sur le bison, se compose également à l’occasion de beaucoup d’autres animaux sauvages tels que l’ours, le castor, le faisan et d’autres à l’exception des charognards. Les matières végétales sont pour la plupart des baies et des racines.

 

Les jeunes de la tribu sont formés à la chasse et à la guerre dès leur adolescence. Le jeune guerrier rencontre son esprit protecteur qui le suivra tout le long de sa vie, lors d’une vision. Cette quête de la vision se déroule en général sur une colline et dans l’isolement le plus total. Il doit passer par une période de jeûne et s’isoler ; il invoque les puissances célestes et terriennes sans oublier Wakan Tanka afin de recevoir la révélation de sa voie spirituelle qu’il devra suivre toute sa vie.

 

Les rites funéraires font partie de la vie des Cheyennes : le défunt est enveloppé dans un linceul à côté duquel ses armes et sa pipe sont déposés. Le mort est enterré, ensuite une tombe en pierre est érigée au-dessus du corps ; il arrive également que sa dernière volonté est d’être déposé dans une grotte qui sera murée ensuite. Il existe encore une autre façon d’honorer les morts : des plates-formes de branchages sur lesquelles le défunt est étendu. Son cheval favori est sellé puis abattu près du lieu où repose son maître.

 

Les chamans tiennent une place prépondérante dans la tribu car ils détiennent une grande connaissance de la médecine indienne et surtout une très grande sagesse. Les chefs de guerre ont recours à leurs conseils et leurs connaissances de la guerre avant chaque combat, quelques uns ont même eu la vision de la triste fin des combats entre les indiens et les soldats ou entre tribus ennemies.

 

Les réunions conciliaires sont très fréquentes chez nous pour discuter ou débattre d’un sujet ou d’un autre ; soit qu’il s’agisse de l’union entre deux jeunes de la tribu, dans ce cas seuls les parents des jeunes promis sont présents au conseil et les décisions sont annoncées plus tard aux intéressés ; soit qu’il s’agisse de parler de la prochaine chasse ou encore d’un nouveau combat à livrer pour défendre simplement nos droits de vivre en hommes libres sur les terres de nos ancêtres.

 

Le tipi conciliaire est souvent bâti au centre du campement afin que les chefs de guerre, les chamans et les membres importants de la tribu puissent s’y rendre directement depuis leur tipi, car tout ce que nous faisons s’inscrit dans un cercle. Chaque tipi est orné de créatures apparues dans un rêve au cours de la quête spirituelle et est considéré comme être par exemple : le tipi du chef.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:43

Préface

 

Pourquoi écrire une nouvelle racontant l’histoire des indiens d’Amérique du Nord ?

 

Pourquoi raconter l’exode des Cheyennes plutôt que la vie d’un autre peuple qui aurait souffert tout autant de ces persécutions permanentes de la part de l’armée américaine pendant des années voire des siècles ?

 

Les indiens m’ont toujours fascinée depuis que j’ai vu mon premier western dans mon enfance. Quelques années plus tard, j’ai cherché à savoir pourquoi ils étaient toujours représentés dans « des rôles de méchants attaquant les diligences, tuant et scalpant sans scrupule les « pauvres blancs », et pillant tout sur leur passage ?

 

Après avoir beaucoup lu et regardé quelques films retraçant véritablement leur vie, j’ai décidé d’écrire à mon tour une nouvelle basée sur des réalités historiques.

 

C’est pourquoi j’ai choisi d’incarner le personnage de Blue Bird, une jeune Cheyenne, nièce de Little Wolf, racontant la vie de son peuple  perpétuellement traqué par l’armée américaine et trompé par le gouvernement avec la signature de traités violés les uns après les autres.


Les Cheyennes se sont retrouvés expatriés sur un territoire aride et loin de leurs grands espaces situés au nord de la Yellow Stone, au royaume des bisons et de la LIBERTE.

 

Tous les noms des généraux, et membres de l’armée américaine, du gouvernement et quelques chefs indiens cités dans cette histoire ont réellement existé. Quelques personnages ont été inventés ainsi que quelques lieux afin de romancer cette période tragique de la vie des Cheyennes.

 

Mais tout ceci n’est qu’une pure fiction inspirée de la triste réalité.

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